Marie-Laure

Étudier et croiser le fer

Marie-Laure Pauchard est tombée dans la marmite de l'escrime un peu par hasard. «À l'âge de six ans, j'ai vu le film «À Nous quatre», qui présente un duel au fleuret. J'ai tout de suite été fascinée par ce sport alliant maîtrise technique et tactique». Lorsque la Fribourgeoise émet le désir de s'adonner à cette activité, sa mère pense qu'il s'agit d'une lubie qu'elle va bien vite oublier. «Mais je ne suis pas passée à autre chose. Une année plus tard, je talonnais toujours mes parents pour faire de l'escrime». Sa mère l'inscrit alors au cercle d'armes de Fribourg où la jeune femme fait ses premières gammes. Puis, elle intègre le circuit sport-études de Lausanne et intègre le club d'escrime de la capitale vaudoise. Sa licence en poche, elle parcourt le monde pour se mesurer aux meilleures lames du globe. «En Suisse, ce sport demeure encore peu répandu. Peu de tournois y sont organisés. Il faut donc s'expatrier pour effectuer des compétitions, passé un certain niveau», précise-t-elle.

Marie-Laure fait de l'escrime

Courir le monde

Alors que sa semaine est consacrée à ses études et aux entraînements, ses week-ends laissent place aux voyages. «Une vie faite de rencontres stimulantes», se souvient la jeune femme aujourd'hui en année passerelle pour intégrer l'Université de Lausanne. La Fribourgeoise est d'ailleurs toujours en contact avec certains athlètes, qui par la force des choses sont devenus de véritables amis. «Un copine qui pratique aussi l'escrime des Etats-Unis vient tout juste de m'écrire», confie-t-elle. À l'époque, Marie-Laure Pauchard est interne au centre sport-études de Lausanne, qui offre un accompagnement personnalisé pour les jeunes athlètes talentueux. L'étudiante garde un excellent souvenir de cette période de son existence. «Cette expérience m'a fait grandir tout en m'apprenant à vivre en communauté». Ayant quitté sa famille à 16 ans, elle y a trouvé un véritable cocon. «Très attentive à nos besoins, toute l'équipe était toujours disposée à écouter nos soucis et tracas du quotidien. Lorsque j'ai intégré cette structure, nous n'étions que trois filles mais cela ne m'a pas dérangé. L'escrime étant une activité plutôt masculine, je suis de toute manière habituée à évoluer dans un monde d'hommes», explique-t-elle. La sportive s'entraîne alors entre 2 heures et 3h30 par jour. «Je n'ai jamais eu trop de peine à concilier ma formation avec ma passion même s'il est vrai qu'en coupe du monde, le planning était très serré», raconte-t-elle.

Dans la cour des grands

Son mentor? «Sophie Lamon autant pour ses qualités d'escrimeuse que pour sa personne. C'est elle qui nous coache depuis une année. J'apprécie tirer en sa compagnie».

Si la vice championne suisse a, aujourd'hui, quelque peu relâché la bride en raison de problèmes de santé, elle n'imagine pas un seul instant arrêter. Son objectif, atteindre le même niveau que par le passé afin de pouvoir réintégrer l'équipe suisse et aller en championnats du monde. Sans oublier, les JO «même si j'ai bien conscience qu'il s'agit d'un rêve lointain».

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